Parinacota, notre défi à 6350m d’altitude !

Continuons notre aventure bolivienne dans le Parc National de Sajama, pour notre défi fou du voyage !!

Nous vous avions laissé au bord du Lac Titicaca dans la ville de Copacabana, Quentin venait de se tordre la cheville.
Nous sommes allés à La Paz, la capitale, pour se rendre aux urgences d’une clinique. Le diagnostic tombe c’est une entorse, donc repos obligatoire. Difficile quand on voyage de s’arrêter quelques temps.

C’est donc ce que nous avons fait, après avoir visité La Paz, nous sommes allés à Sucre pendant 4 jours puis à Potosi pour 2 jours. Il fait beau dans ces villes donc c’était agréable.

Nous poursuivons notre route pour réaliser le plus grand défi de notre voyage !! Après un bus de nuit, une nuit dans la ville de Oruro puis 2 mini-bus que nous prenons tôt le matin nous arrivons à Sajama.
C’est une ville loin de tout, un seul mini-bus par jour se rend là-bas ! Nous sommes ébahis par les paysages qui nous entourent. Il y a des volcans partout, dont le Parinacota à 6350m d’altitude !

Et oui c’est pour lui que nous sommes ici. Après avoir écouté le récit fou de Violaine et Medhi sur leur ascension de ce même volcan, ça nous a donné envie de relever le défi !

Arrivés à l’hôtel de notre guide, nous pouvons aller visiter les environs en attendant qu’il arrive, sauf qu’il n’arrivera que le lendemain soir alors que l’ascension est prévue cette nuit…
Nous apprenons que Mario, notre guide, est à La Paz et que l’ascension est annulée à cause du vent trop violent. On aurait aimé être tenu au courant !

Le lendemain toujours pas de nouvelles, on part marcher vers un mirador. La vue est sublime face à tous ces volcans, on ne peut qu’admirer le Parinacota avec sa forme conique parfaite !
Mario arrive à 19h, nous briefe vite fait sur l’ascension et nous dit d’aller acheter de l’eau et de quoi grignoter pendant la montée. Heureusement que les tiendas sont encore ouvertes à cette heure là.

Le Parinacota, c’est parti !

Les sacs et les équipements sont prêts, le réveil est programmé à 1h30 cette nuit ! L’excitation monte d’un cran !

Après un thé bien chaud nous prenons la route jusqu’au volcan. On croise des troupeaux de lamas endormis au bord de la route, ils n’étaient pas très heureux d’être réveillés aussi tôt !

Nous commençons l’ascension à 4h du matin. On marche très lentement pour que notre corps s’habitue à l’altitude. Et oui nous sommes à 5300m !
Dès le début Quentin commence a avoir des nausées, mais elles passent rapidement. C’est au tour de Marine, les nausées dureront toute la journée…

Très difficile de monter dans ces conditions, en plus il fait très froid. On assiste à un splendide lever de soleil qui apparaît derrière le volcan Sajama. Malheureusement le vent est tellement glacial nous n’avons quasiment pas pris de photos pendant la montée.

Il faut maintenant chausser les crampons car la glace recouvre le volcan et il est impossible de continuer sans.
La montée est interminable, le vent est le plus glacial que nous ayons connu, nous n’avons jamais eu aussi froid malgré les vêtements techniques et épaisseurs chaudes. C’est vraiment un calvaire, on ne sent plus nos pieds et nos mains, les nausées de Marine ne passent pas.

Le vent est tellement violent que nous manquons de tomber plusieurs fois !

Physiquement on ne souffre pas, les jambes suivent et le souffle aussi. Pas de maux de tête non plus. Notre mental nous aide à aller jusqu’au bout de l’ascension, après 7h30 de marche pour seulement 1000m de dénivelé nous sommes enfin arrivés !!

Le guide nous prend en photo, on ne peut pas rester en haut car le vent est vraiment trop fort, c’est dangereux. Nous avons 3 petites minutes pour admirer la vue avant de descendre.

Maintenant ce sont nos genoux et chevilles qui nous font mal pendant les 3h de descente. La première partie est dans la glace, la deuxième dans de la poudreuse et la troisième dans du sable volcanique.
Quentin a mal à sa cheville, on espère que ça ne va pas aggraver son entorse encore pas tout à fait soignée.

Mais quel bonheur de descendre et d’être coupé du vent ! On peut profiter encore plus des paysages lunaires qui nous entourent.

Arrivés au 4×4, on peut respirer un bon coup. Notre guide est pressé, on doit rentrer rapidement.
Difficile de réaliser ce que l’on vient d’accomplir, l’adrénaline est encore présente, on est tellement heureux !!

À l’hôtel, Marine se couche rapidement car les nausées sont encore là et Quentin prend son repas malheureusement tout seul.
La nuit sera courte mais quand même réparatrice après ces efforts surhumains.
Nous devons repartir dès le lendemain avec l’unique mini-bus à 5h du matin.

Pour conclure sur cette aventure de dingue, nous ne sommes pas encore prêts à recommencer, mais nous sommes tellement fiers de nous d’avoir accompli ce défi jusqu’au bout sans rien lâcher ! 

Les Blog Trotters

Laisser un commentaire